CAPÇALERA2: Entèsta drecha, convergéncia occitana-fixa

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Dijòus, 20.4.2017 12h28 País Nòstre (Lengadòc)

L'OCCITANIE VEUT SA LIGNE GRANDE VITESSE BORDEAUX-TOULOUSE .

\nLa situation sur l\'avenir de la future ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse est tellement tendue que sa défense relève désormais de l\'union sacrée . Un collectif d\'élus a récemment écrit à François Hollande et aux candidats à l\'élection présidentielle afin de leur demander de respecter l\'objectif d\'une mise en service de Toulouse-Bordeaux en 2024 «Je ne lâcherai rien» s\'est récemment exclamée Carole Delga à propos de la LGV Bordeaux-Toulouse. «Le projet de ligne Tours-Bordeaux, qui mettra Paris à deux heures de Bordeaux à l\'été 2017, n\'avait de sens que s\'il était prolongé vers le sud, vers Toulouse» avait affirmé Alain Juppé, le maire de Bordeaux. «C\'est une exigence pour le territoire» a renchéri Jean-Luc Moudenc.Depuis plusieurs semaines, le consensus politique autour de la création de cette ligne a pris des allures d\'intense lobbying : affiches, pétitions, lettres aux candidats à la présidentielle… S\'il est vrai que la période actuelle, à l\'aube d\'un changement d\'exécutif, est propice à ce genre d\'action, il traduit aussi l\'impatience des élus.Depuis 2013 et les conclusions de la «commission mobilité 21» qui avait sélectionné, parmi une foule de projets, la seule LGV Bordeaux-Toulouse réalisable avant 2030, ils ont le sentiment que le dossier n\'avance pas assez vite. «Nous souhaitons le respect des décisions prises, des délais, de la parole publique» avance Jean-Louis Chauzy, président du Ceser.Ils craignent aussi les conséquences d\'un renforcement de l\'attractivité de Bordeaux, bientôt à deux heures seulement de Paris quand il en faudra plus de quatre, depuis Toulouse, pour rejoindre la capitale. «Cela risque, à terme, de constituer un handicap» affirme un chef d\'entreprise, qui anticipe ce que le chantier de la LGV pourrait apporter en emplois et autres retombées économiques.Toulouse et l\'Occitanie seront-elles la seule métropole et la seule région en France à ne pas bénéficier d\'une ligne ferroviaire à grande vitesse ? «Impensable» affirment en chœur les élus. Alors, chacun se fait l\'avocat de la LGV, avance ses arguments. Trop cher eu égard aux finances de l\'État ? «En 2015, selon les comptes de la Nation, l\'État a investi 8,3 milliards d\'euros sur le réseau routier et 2,7 milliards pour le réseau LGV» précise Valérie Cormier, directrice d\'Eurosud Transport. Pour Carole Delga, la présidente de la région Occitanie (lire ci-contre), on frôlerait le non-sens économique car c\'est grâce au «chaînon manquant» Bordeaux-Toulouse que la rentabilité de la ligne sera assurée.( LA DEPECHE DU MIDI )\n

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